Infos Togo AG du MEET sur le Campus de Lomé

Échauffourées entre forces de l’ordre et étudiants : Plusieurs blessés et arrestations enregistrés

Publié le mardi 23 janvier 2018, par

«  Il faut se garder des fausses informations sur l’UL. Les associations agréées par l’UL sont autorisées à organiser des AG, consubstantielles à toute structure démocratique. Il en est donc agréé par l’UL dans le cadre de son AG du 23/01/18. Dans ce cadre, on s’est convenu que l’AG se tiendra sur le terrain derrière l’Amphi 20 ans. En ce jour, le MEET change de ligne consensuelle et dit tenir son AG sur le balcon de l’amphi 600 avec délogement des étudiants et perturbations des cours. Devant ce retournement spectaculaire et irresponsable, la police universitaire s’est interposée car les AG n’ont plus vocation à empêcher le déroulement des cours magistraux et TD. Devant les jets de pierre des adhérents et sympathisants du MEET, le président de l’UL a, à bon droit, sollicité le concours de la police nationale...
Il est temps que chaque Togolais accompagne le renouveau sur le campus de Lomé, en élevant le débat en avenir du Togo. Somme toute, il reste encore beaucoup à faire…
 », ainsi se défendrait en substance le président de l’UL, Professeur Dodzi Kokoroko, à la suite des échauffourées qui ont mis aux prises, la police universitaire, les forces de l’ordre et les étudiants, selon les informations parvenues à notre rédaction.

En tout cas, pour ce que l’on sait, la journée n’a pas été aussi simplement vivable au Campus de Lomé ce jour. En fait, alors que le MEET (Mouvement pour l’épanouissement de l’étudiant togolais) tenait son AG, tout tournera en affrontement entre les étudiants et les forces de l’ordre et de sécurité. La suite, ce fut des courses-poursuites. A l’origine, une incompréhension entre les parties. Les étudiants dans leur tentative de tenir l’Assemblée générale devant l’amphi 600 communément surnommé « Place Tahir », vont se heurter aux forces de l’ordre dépêchées sur les lieux par les autorités universitaires qui y voyaient une volonté manifeste de perturber les cours.

Conséquence de ces heurts, l’AG sera terminée en queue de poisson et le MEET qui d’après son président, Komlan Adougou, voulait cette rencontre pour analyser les nouvelles dispositions et orientations adoptées par les autorités universitaires, pour voir « si ces dispositions et orientations sont susceptibles d’améliorer les conditions d’études des étudiants », et prendre des résolutions si possible, n’est pas arrivé à ses fins. Toutefois, ce mouvement dont les sorties ont souvent fait trembler les autorités universitaires surtout quelques années plus tôt, ne compte pas fléchir et espère poursuivre ses revendications jusqu’à satisfaction. Entre autres revendications, il y a l’amélioration du débit du wifi, l’augmentation des bourses et allocations de secours, la reprogrammation des unités d’enseignement et le respect des autres dispositions de l’accord tripartie signé en 2012.
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