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Dur, dur d’être opposant et homme d’affaires au Togo

Publié le mercredi 9 août 2017, par Gabinho

On sait que les deux domaines ne peuvent aller de paire, mais certains hommes d’affaires s’en sortent à bon compte à travers le monde. Mais au Togo, il est visiblement compliqué d’allier les deux. La preuve, c’est Gerry Taama, président du parti politique le NET (Nouvel Engagement Togolais), et candidat malheureux aux législatives de 2013 et à la présidentielle de 2015, qui l’apporte. Pour ce dernier qui a été reçu ce mercredi matin par nos confrères de Victoire Fm, ""il est difficile de prospérer dans les affaires au Togo quand vous êtes opposant"".

L’homme qui, après avoir quitté l’armée s’est converti en homme d’affaires puis est rentré en politique en 2012, dit avoir ""perdu 80% de ses chiffres d’affaires"", du fait que une fois devenu politicien, plusieurs de ses clients et partenaires d’affaires lui ont tourné le dos. Une situation qu’il déplore à demi mot, vu que la politique nécessite des moyens financiers et qu’on ne peut pas dire vivre rien que de la politique sans entreprendre et offrir du travail aux compatriotes togolais.

C’est bien cette réalité qui amène Gerry Taama là se permettre la comparaison avec d’autres pays de la sous-région dont le Bénin où, c’est grâce à leurs moyens financiers que Patrice Talon et Sébastien Ajavon ont pu renverser le parti au pouvoir. Comme quoi, sans les moyens, difficile de faire une bonne campagne.

""En 2015, ce qu’on a fait au Togo, c’est une campagne de pauvre"", fait constater le leader du NET qui fait aussi comprendre à qui veut l’entendre que, ""tant qu’il n’y a pas égalité de chance au Togo, et meilleure répartition des ressources au Togo, l’alternance restera une chimère"".

Même s’il n’est pas contre les réformes, Gerry Taama reste convaincu et croit dur comme fer que ""les réformes à elles seules n’assurent pas l’alternance"".

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