Djovi Gally « complète » sa démission de l’UFC
Entre sa démission stratégique du poste de Conseiller politique du président national de l’UFC (Union des Forces du Changement), Gilchrist Olympio, et par imbrication de celui de porte- parole de ce parti, l’avocat togolais, et sa démission définitive du parti au symbole du palmier rouge au fond de la couleur jaune vive, seulement six mois ont coulé sous le pont. En fait, ce mardi 12 février 2013, et à travers un communiqué dont Telegramme228 a reçu copie, Me Djovi Gally a « complété » sa démission. Si pour la précédente décision, il l’a motivé par une « divergence politique et fondamentale sur l’évaluation de l’accord RPT-UFC du 26 mai 2010 », on peut comprendre, en lisant le communiqué qui rapporte certaines lignes du courrier adressé cette fois au président national, que le départ de ce désormais membre de l’UFC est motivé par la tendance de ce parti, qui se réclame toujours de l’opposition, à devenir « béquille du pouvoir RPT-UNIR et qui embastille sans scrupule les leaders de l’opposition démocratique ».
Cet ancien membre de l’UTD (Union Togolais des Démocrates) fustige le fait que près de trois ans après l’historique accord politique signé entre l’UFC et le défunt parti RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) le 26 mai 2010, l’on en soit encore là à faire dans la complaisance dans le bilan des réformes préalablement promis pour six mois. Déçu et surpris, Me Djovi Gally regrette qu’aucun bilan public n’ait été fait pour situer l’opinion sur le chemin parcouru. Au contraire, l’ex-conseiller de Gilchrist Olympio, s’étonne que fait que le parti s’est réduit à une accommodation « avec complaisance de l’abandon des réformes constitutionnelles et institutionnelles, tout en faisant campagne pour l’organisation des élections législatives dans des conditions plus que si prêtes ».
Une complaisance qui fait, aux yeux de cet avocat, de Gilchrist Olympio et des siens une « béquille du pouvoir RPT-UNIR et qui embastille sans scrupule les leaders de l’opposition démocratique ».
Voilà autant d’éléments qui, mis bout-à-bout, permettent au démissionnaire d’estimer que sa « place n’est plus dans ce parti ».
Toutefois, Maitre Gally rassure, « fidèle à [son] engagement depuis de longues années au service de la liberté et de la justice » qu’il continuera le « combat aux côtés du peuple togolais », en vue de « l’avènement d’une alternance politique pacifique ».
M.G, Lomé (Telegramme228)
Publié le mercredi 13 février 2013, par