Infos Togo 7ème FSSTT

""Devoir de vigilance"", une nouvelle arme dans le règlement des litiges impliquant les multinationales

Publié le vendredi 18 décembre 2020, par Gabinho

Dialogue social, mouvements sociaux..., et désormais le ""Devoir de vigilance"". Il s’agit là d’une nouvelle arme dont doivent se saisir les communautés hôtes des multinationales partout à travers le monde y compris le Togo et autres acteurs, dans le règlement de tout litige avec les multinationales. Dans un exposé par visioconférence, au 2ème jour de la 7ème édition du Forum Solidarité Sociale des Travailleurs du Togo, ouvert au Centre de formation de CSI Afrique (Ex FOPADESC) à Agoènyivé, au Nord de Lomé, le Chargé de Plaidoyers à WSM (We Social Movements) Santiago Fischer a entretenu les séminaristes sur le thème...""Le mécanisme de HRDD et la réalité actuelle dans sa mise en application’’. Quels rôles les mouvements sociaux peuvent jouer ?"".

Dans le développement d’un tel thème, il a évoqué un nouvel outil qui a commencé par faire ses preuves dans le règlement des conflits avec les Entreprises Multinationales. De par ses explications, il s’agit d’une obligation qui est faite à ces Grandes entreprises de prévenir les risques sociaux, environnementaux et de gouvernance liés à leurs opérations mais qui peut aussi s’étendre aux activités de leurs filiales et de leurs partenaires commerciaux (sous-traitants et fournisseurs). Il est donc devenu indispensable pour ces entreprises de disposer d’un plan de vigilance.

En exemple de situation où ""le devoir de vigilance"" a fondé les actions intentées contre les mauvaises conditions de travail des fournisseurs et sous-traitants des grands groupes textiles européens et nord-américains, il a évoqué entre autres exemples celui de Bangladesh.

De par ses explications, s’il est certes vrai que l’entreprise mère ne saurait à partir du devoir de vigilance imposer des dispositions aux entreprises locales ou filiales, il est donc attendu qu’elles en viennent à exiger d’elles l’amélioration des normes pour le bien de leurs collaborations.

Dans la marche des Etats vers cette loi de devoir de vigilance, si le conférencier a reconnu que certains seront amenés à évoquer le fait qu’ils attendent l’adoption du Traité y relatif qui serait déjà sur la table de l’ONU ensuite sa ractification, toutefois, il ne désarme pas.

Les mouvements sociaux sont donc conviés une nouvelle fois à des actions colllectives pour contraindre les employeurs de ces grandes entreprises dans les divers litiges qui pourraient survenir.
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