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Des vendeuses de chaussures en guerre contre le monopole d’un Libanais

Publié le mardi 20 octobre 2020, par Gabinho

Les vendeuses de chaussures du grand marché de Lomé, précisément ceux d’Atikpodji continuent de manifester leur mécontentement suite à la saisie de leurs marchandises par un libanais qui les assignent après à la justice.

Plusieurs femmes revendeuses de chaussures ont manifesté hier lundi pour demander aux autorités togolaises de faire restituer les chaussures tapettes qui leur ont été saisie par un certain Zorkot Ussen de nationalité libanaise qui se veut seul distributeur de certains modèles de chaussures de femmes dans le grand marché de Lomé.

En effet, le libanais a non seulement saisi tous les modèles de chaussures dont il réclame le droit d’auteur mais également assigné ses vendeurs en justice. Selon les informations, le libanais accuse les chaussures saisies de « faux » car il serait le seul autorisé à les distribuer d’autant qu’il les a déclaré à l’OAPI. Il n’en est rien d’après les vendeurs de chaussures qui devront comparaitre demain au Tribunal de première instance de Lomé.

« Au départ, il vendait des Moulinex il y a deux ans, et brusquement il était venu chez nous pour nous demander un service que nous lui avons rendu. Il voulait en fait commercialiser les chaussures mais ne savait pas comment s’y prendre et nous lui avons donné des topos avec lesquels il était parti. Deux à trois mois après, il est revenu nous proposer quelques échantillons qui n’ont pas gagné le marché donc on lui a fait savoir qu’on ne peut pas les vendre. Ils est donc revenu un an après avec un papier disant qu’il a eu le monopole du marché et le droit de propriété sur la marque Confiance donc nous n’avons qu’à vendre les petits modèles qui coûtent en plus chers qu’il nous présente nos clients ne s’intéressaient pas aux modèles qu’il nous avait proposé du fait qu’ils sont petits et trop chers », a confié Théophile Atigohoun, magasinier au grand marché de Lomé. Pour lui, le fait que les vendeurs ne soient pas intéressés à ses chaussures l’aurait rendu furieux, et par la suite ramener les mêmes modèles de chaussures que les femmes vendaient tout en leur imposant d’acheter uniquement que chez lui à un cout plus élevé que celui avec lequel elles importaient.

« Il y a de cela trois mois, nous étions au marché un jour quand il est venu avec les forces de l’ordre pour ramasser toutes les chaussures qu’il qualifie de contrefaçon de ces modèles alors photographiés sur nos étalages », déplore l’une des femmes.

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