Infos Togo Lomé / La Caravane de la C14 étouffée dans l’oeuf

Des tirs de gaz lacrymogènes et des dispositifs sécuritaires impressionnants déployés aux points stratégiques

Publié le jeudi 6 décembre 2018, par Gabinho

""Faisant suite à votre lettre du 05 décembre 2018, je vous fais part de ce qui suit : Vous avez publiquement indiqué à plusieurs reprises, votre volonté d’empêcher par tous les moyens la tenue des élections législatives du 20 décembre 2018 telles que décidées par la CEDEAO. Ces déclarations publiques ont été confirmées par le fait que votre coalition n’a pas présenté de listes pour le scrutin du 20 décembre 2018. Dans ces conditions, vous ne pouvez pas prendre part à la campagne électorale pour les élections du 20 décembre 2018"", c’est ce qu’écrit le ministre qui allègue que ""par ailleurs, le risque que vos caravanes et cortèges se heurtent à ceux des partis engagés dans la campagne électorale demeure par conséquent fort probable. Ce qui conduirait à un risque très élevé de troubles grave à l’ordre public"". Et donc, indique M. Boukpessi ""les manifestations relatives aux caravanes de sensibilisation que vous avez programmées dans les rues de Lomé, ainsi que les marches synchronisées du 6 au 18 décembre 2018 à Lomé et sur toute l’étendue du territoire national ne sont pas acceptées en application de l’article 16 de la loi n° 2011-010 du 16 mai 2011"". C’est ce nous écrivions hier en fin de journée, en rendant compte de la correspondance du ministre Payadowa Boukpessi. Et nous chtions en indiquant qu ""en se référant à l’histoire et suite aux divergences de vue sur certaines maanifestations, on peut oser croire que ça promet de l’électricité en l’air au cas où ces manifestations de la Coalition sont maintenues"".

Et bien, avec ce premier jour de caravane que la Coalition des 14 a tenté, on en sait désormais un peu plus de ce que le ministre réserve à quelque manifestant de l’opposition qui voudra répondre à cette dizaine de jour de manifestations que Brigitte Kafui Adjamagbo et ses pairs de l’opposition ont prévu.

En fait, tôt ce Jeudi matin, les points stratégiques définis pour le démarrage des deux cortèges de la caravane de la C14, ont été bouclés par les agents des forces de l’ordre et de sécurité. Ainsi, au siège de la CDPA au quartier Hanoukopé en plein coeur de Lomé, on pouvait y voir un camion canon à eau et une vingtaine d’éléments de la brigarde anti-émeute et une dizaine au carrefour Lonato, et une Toyota de l’unité spéciale d’intervention de la gendarmerie avec des éléments prêts à agir à tout moment. Scène presque identique au Carrefour Agoè Leader price où siégeait un autre canon à eau de la gendarmerie et une vingtaine de gendarmes de la brigarde anti-émeute. Si ce dispositif a eu raison de ces quelques téméraires qui qui on pu faire le déplacement du siège de la CDPA, plus loin dans les environs de Tokoin Soted, des gaz lacrymogènes ont été mis à contribution pour mettre en déroute une caravane sorti d’on ne sait d’où.

En se référant au courrier du ministre Boukpessi, on peut en conclure que ceci n’est visiblement que l’avant goût de ce qu’il réserve aux manifestants de l’opposition au cas où ces derniers se décidaient à répondre à l’appel à manifester de leurs leaders durant cette période de campagne à laquelle cette Coalition de partis de l’opposition n’a pas souscrit. En tout cas, ces leaders de la C14 qui disent rendre compte quotidiennement de la situation sur le terrain, aux deux facilitateurs de la CEDEAO apprécieront.
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