Infos Togo PDRD (Projet de Développement Rural de la Plaine de Djagblé)

Déjà 92% de réalisation mais le meilleur reste encore à venir !

Publié le vendredi 6 mars 2020, par Gabinho

Démarré depuis le 13 Février 2015, le PDRD (Projet de Développement Rural de la Plaine de Djagblé - environ 13 kilomètres au Nord-Est de la ville de Lomé et s’étend sur des centaines de km2-), qui se veut un engagement du gouvernement dans une démarche de développement durable, poursuit son chemin.

Et si l’on reconnait volontiers, au travers du suivi-contrôle des travaux par l’Ingénieur Conseil et le taux d’exécution physique, que l’on en est 92% de réalisation, on peut toujours dire que le meilleur reste à venir pour les populations bénéficiaires de ce projet. Un coup d’œil rapide aux activités en cours du PDRD qui seront complétées par celles-ci en dit long. Elles se résument comme en « la réalisation d’un ouvrage de traversée du Zio au niveau de Gbama-Kopé, d’un ouvrage de décharge, de la protection du fossé de garde et de la sécurisation du canal primaire, La réalisation des travaux additionnels d’amélioration pour l’exploitation du Centre Médico-Social (CMS) de Djagblé », « les travaux de réalisation d’un système d’alimentation en eau potable de l’USP de Lébé, La réalisation des travaux d’aménagement de la piste Abolavé - Amiliki pour désenclaver le village d’Amiliki, de la piste d’accès au CEG de Gbamakopé (piste Houndro) et imprégnation de la piste Djagblé Centre-Siège du projet », « la réalisation des travaux de construction de deux (02) bâtiments scolaires à trois (03) salles de classe d’écoles primaires avec bureau et magasin et équipement des salles de classe en tables bancs et mobiliers de bureaux à Adidomé », « l’appui aux coopératives de producteurs en intrants agricoles (semences améliorées, engrais, insecticides) et en petits équipements de transformation agricole (moulins, etc.) », « la poursuite des prestations de Suivi-contrôle des travaux confortatifs » et enfin, « les prestations d’audit des comptes du projet au titre des exercices 2019 et 2020 ».

Des 92% de réalisation en question, on y retrouve comme cité par les documents concernant le projet, « les travaux d’aménagement hydro agricole du périmètre, démarré effectivement en février 2018, ont atteint un taux d’avancement physique de 80,5 % après consommation de dix (10) mois hors saison de pluies, « les travaux de construction de six (06) magasins avec aires de séchage à un taux d’exécution physique de 43% », « pour l’acquisition des matériels agricoles, le projet de dossier d’appel d’offres (DAO) soumis à la DNCMP et à la BADEA pour avis », « les travaux de construction de mini Adduction d’Eau Potable (AEP), démarrés en 2017, ont fait l’objet de réception provisoire et les ouvrages y relatifs ont été rétrocédés au Ministère en charge de l’eau et remis officiellement aux populations bénéficiaires », « les travaux de réhabilitation de l’Unité de Soins Périphériques (USP) de Lébé démarré en novembre 2017 et ceux du Centre Médico-Social (CMS) de Djagblé Centre ont été achevés et ont fait objet de réception provisoire », « les travaux de construction des infrastructures scolaires, également démarrés en novembre 2017, sont achevés et ont fait l’objet de réception provisoire pour un total de sept (07) bâtiments scolaires et quatorze (14) salles de classes et deux (02) bâtiments scolaires ont été définitivement réceptionnés », « les travaux de réalisation de six (06) latrines ECOSAN ont été totalement réalisés et définitivement réceptionnés », « les travaux de construction des pistes de désenclavement ont démarré effectivement en février 2018 et ont été réalisés à 100% et réceptionnés provisoirement », « les activités de sensibilisation vulgarisation ont démarré par des tournées de prise de contact dans les localités, l’organisation de la réunion d’éveil, la participation aux séances de sensibilisation des producteurs et aux opérations foraines d’identification des producteurs concernés et poursuivent. Le taux d’exécution physique est estimé à 47% » et « les travaux de construction du siège ont été complètement réalisés et fait objet de réception définitive.

Dans son exécution, le PDRD qui couvre les 9 villages sur la rive gauche du fleuve Zio tels que Djagblé, Lébé, Akakopé, Kétapui, Nyamadzi, Ameliki, Abolavé, Adidomé, Gbamakopé et Hlankopé avec une population de 17 000 habitants, avec ses 7 composantes est cofinancé par la BADEA (45%), la BID (45%) et l’État Togolais (10%) pour un montant global de 9 600 000 000 de FCFA. Les acteurs principaux évoquent comme objectif, l’amélioration des conditions de vie et des revenus des populations rurales de la zone de Djagblé, périphérique à la ville de Lomé (près de 13 km). Il se situe ainsi dans le cadre des orientations de l’Etat togolais visant le développement et la diversification des cultures vivrières en mettant un accent particulier sur la culture du riz pour en limiter les importations et ainsi faire une économie des devises. Dans les attentes au terme de son exécution à 100%, l’on espère voir se développer une « culture capable de satisfaire le marché national en substitution d’importation (économie de devise) et d’éviter dans une zone proche d’un grand centre urbain, une diminution de la production agricole vivrière ». Et plus spécifiquement, l’on entend voir « une maîtrise de l’eau par l’aménagement d’infrastructures hydrauliques et d’un périmètre irrigué de 340 ha ainsi que ses ouvrages connexes », le désenclavement de « la zone du projet », l’amélioration et la promotion de « la culture du riz et des cultures maraichères », la promotion de « la pisciculture et l’élevage », la construction des « infrastructures scolaires et de santé », la favorisation de « l’accès des populations à l’eau potable pour les 8 villages de la zone du projet par la mise en place d’infrastructures d’AEP », la construction « des abreuvoirs pour le cheptel », l’assurance de « la mise à disposition d’équipements pour permettre d’intensifier la production agricole », la mise « à disposition des agriculteurs de l’eau d’irrigation, des intrants et équipements agricoles », l’élévation des « niveaux technique et financier des groupes cibles par les actions de formation, de vulgarisation et d’accès au crédit en privilégiant les femmes et les jeunes agriculteurs du projet » et la lutte « contre l’insalubrité ».

Pour que toute ce qui est projeté se réalise dans de bonnes conditions, une Unité d’Exécution du Projet (UEP) composée d’un personnel fonctionnaire et contractuel a été mise en place depuis le 1er juillet 2013 coordonne les activités de façon efficace et efficiente.

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