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Déçue, une OSC togolaise en campagne contre un second mandat de Michaëlle Jean

Publié le jeudi 22 mars 2018, par

L’Organisation internationale de la Francophonie sera en Assemblée générale en Octobre prochain pour renouveler ses instances. Et ce sera l’occasion de renouveler ou non la confiance des pays membres à la Secrétaire générale de l’OIF, la Canadienne Michaëlle Jean.

En tout cas, s’il ne tenait au Mouvement Martin Luther King du Pasteur togolais Edoh Komi, cette dernière devra dire adieu à son fauteuil. C’est du moins ce qui transparait dans un communiqué de cette organisation de la Société civile. Pour justifier sa position, il est avancé qu’il a été constaté « avec déception le mandat (2014- 2018) de l’actuel Secrétaire Générale de l’organisation Internationale de la Francophonie pour n’a pas pu s’imposer ni s’affirmer dans toutes les situations auxquelles étaient confrontés les pays membres de son institution ».

« A quelques mois de la fin de son mandat, il n’est de secret pour personne que l’échec et la déception se conjuguent mutuellement dans son bilan, lequel est sans doute médiocre. Alors que son prédécesseur, Abdou Diouf avait relancé l’institution pour faire d’elle une francophonie des peuples non seulement liés par la même identité de langue mais aussi soucieux des grandes ouvertures en démocratie et en état de droit. Ce qui a lamentablement manqué dans le mandat de l’actuel occupant du siège du Secrétariat Général de la Francophonie. Du coup, personne ne pourra dire avec certitude l’action positive qui serait à sa faveur n’eût été le foisonnement des séries de communiqués qui n’ont été que des effets d’annonces sans actes concrets. Au contraire, elle a été active et prompte dans la décision qui a relevé notre compatriote Kako NUBUKPO de son poste de Directeur de Francophonie numérique non pas pour faute professionnelle mais avoir opposé son avis sur l’ennuyeuse monnaie coloniale franc CFA par rapport à celui du président français Emmanuel MACRON », écrit le MMLK.

Toujours à propos de son mandat, Edoh Komi et ses collègues voient que, « étant sous les feux de critiques non seulement au sujet du non respect des règles de gestion de l’institution, d’aucuns affirmeraient que son mandat n’a été favorable et profitable qu’à elle même et à son mari. Il lui est reproché de mettre à la disposition de ce dernier le véhicule avec chauffeur de l’institution pour ses déplacements. Elle se comporterait en monarque et en princesse avec un train de vie extravagant alors que l’institution souffrirait des restrictions budgétaires ».

Dans son appréhension selon laquelle, bien que la Francophonie soit « une branche sournoise de la Françafrique pour faire dormir debout les pays africains de la langue française, donc ne pouvant favoriser le développement du continent, cela n’exclut pas certes que son premier responsable soit si moins entreprenant tout en étant loin des difficultés des pays membres », le Mouvement regrette que la Francophonie sous Michaëlle JEAN ces quatre dernières années, « s’est littéralement effacée du concert des nations alors que plusieurs pays membres enfreignent aux principes démocratiques et continuent de violer les droits de l’Homme dont les traitements inhumains, dégradants et cruels ».

Il appelle dès lors « les peuples de l’espace francophone à se mobiliser pour dire non à un second mandat de Michaëlle Jean à la tête de l’OIF ».
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