Infos Togo Dialogue / La grande concession de la Coalition 14

Contre l’abandon d’un retour à la Constitution intégrale de 1992, la non candidature de Faure Gnassingbé en 2020

Publié le lundi 26 mars 2018, par

Abandon de la revendication d’un retour à la Constitution de 1992 contre une non candidature de Faure Gnassingbé, c’est ce qu’aurait proposé au Facilitateur dans le dialogue togolais, le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, le vendredi 23 Mars dernier, comme concession possible à faire. C’est en substance ce que la Coalition des 14 en Conférence de presse ce lundi après-midi à Lomé a révélé.

A défaut d’un retour à la Constitution de 1992, l’opposition togolaise en discussion avec le parti au pouvoir et le gouvernement togolais depuis le 19 Février dernier, aurait proposé « un gouvernement de transition pour organiser une élection sans Faure Gnassingbé en 2020 ».
Et Jean-Pierre Fabre se veut catégorique sur cette concession, « on ne peut pas permettre à Faure Gnassingbé de se représenter encore pour 2020. Ce n’est pas possible. Faure Gnassingbé se trompe. On n’acceptera jamais et jamais qu’il se représente en 2020 », soutient le candidat malheureux à la présidentielle de 2010 puis de 2015 face au même candidat du pouvoir, Faure Gnassingbé.

C’est en tout cas une proposition qui semble faire perdre la voie à la revendication d’un retour à la Constitution de 1992 qui a fait soulever les populations au Togo et les compatriotes togolais dans la diaspora. Reste dès lors à savoir si cette concession ou proposition sera acceptée par le pouvoir en place qui voit en Faure Gnassingbé son champion.

Pour sa part, la C14 dit abandonner la C92 en s’en tenant à 5 points essentiels qui répondent aux aspirations du peuple togolais, à savoir ceux portant sur « les conditions d’éligibilité du Président de la République », « la limitation de mandats avec la mention « En aucun cas… », « le mode de scrutin uninominal à deux tours pour l’élection du Président de la R&publique », « les prérogatives et le mode de désignation du Premier ministre » et enfin, « la recomposition de la Cour Constitutionnelle ».
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