Infos Togo Interdiction de meeting et Interpellation de deux leaders de Togo Debout

""Comportement rétrograde, arbitraire, liberticide et d’un autre âge"", selon le Front

Publié le samedi 7 avril 2018, par

Le Front citoyen Togo Debout visiblement n’est pas né sous la bonne étoile aux yeux des autorités togolaises. Interdiction antérieure d’une de leurs manifestations publiques, un de ses porte-paroles entre temps englué dans une affaire de manipulation de notes au Campus de Lomé, et aujourd’hui un meeting qu’il projetait tenir en face du Grand Collège du Plateau dispersé avant même que les populations ne se mobilisent, et deux de leurs leaders, professeur David Dosseh et Yao Gbandjou, interpellés sur les lieux, parce que portant un T-shirt à l’effigie du Front, ce sont là autant de faits qui attestent de cette assertion.

Toutefois, pour informer l’opinion de ce qui se produit, le FCTD, du moins pour ce qui reste de son bureau après ces deux interpellations était face à la presse dans un point de presse ce samedi en milieu d’après-midi à Lomé. Revenant sur les faits au travers d’un communiqué de presse, le deuxième porte-parole, Me Raphaël N. KPANDE-ADZARE, a indiqué que ""le samedi, 07 avril 2018, les responsables du Front Citoyen Togo Debout étaient sur les lieux à Casablanca en face du grand collège du Plateau où ils avaient projeté un meeting d’information, de veille citoyenne et d’exhortation républicaine. Alors que le FCTD avait déféré à toutes les formalités administratives prévues par la loi du 16 mai 2011 portant liberté de réunion et de manifestations pacifiques publiques, un arrêté du Président de la délégation spéciale de la commune de Lomé leur a été signifié tard dans la soirée du 6 avril 2018 , c’est-à-dire la veille même de la manifestation et ce en violation des dispositions de la loi portant liberté de réunion et de manifestation qui prescrit que toute interdiction d’une manifestation doit intervenir 72 heures avant sa tenue"". Et, poursuit toujours le document, ""il en découle que même si le FCTD déférait à une telle interdiction irrégulière, il était nécessaire que les responsables du FCTD se dépêchent sur les lieux en vue d’informer la population participant au meeting de ladite interdiction. Mais force est de constater que dès que certains responsables et membres du FCTD sont arrivés sur les lieux, ils ont été automatiquement interpellés par les forces de l’ordre et de sécurité présents et ceci en dehors de tout attroupement et en l’absence d’indice attestant la tenue effective du meeting. C’est le cas du 1er porte-parole du FCTD, le Professeur David Ekoue DOSSEH et d’un membre Antoine GBANDJOU interpellés pour la simple raison qu’ils portaient un T-shirt à l’effigie du FCTD et conduits vers une destination jusqu’alors inconnue"".

""L’habit serait-il devenu un élément constitutif d’une infraction ? Porter un T-shirt à l’effigie TOGO DEBOUT serait-il une menace à l’ordre public ? Comment pourraient – ils se faire distinguer en dehors du T-shirt TOGO DEBOUT ?"", s’interroge Me Kpandé-Adzaré et ses collègues, pour qui, la dispersion, quelques instants après, des premiers arrivants au meeting, à coup de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre et de sécurité est un ""comportement rétrograde, arbitraire, liberticide et d’un autre âge"", qu’ils condamnent avec le dernier degré de rigueur. Aussi s’insurgent-ils ""contre le fait que certains citoyens togolais, affiliés au parti au pouvoir continuent à jouir de leurs droits alors que d’autres citoyens en sont privés"". Un état de fait qui d’après le FCTD ""met gravement en péril la concorde nationale"". Il exige donc ""la libération sans conditions"" de ses membres et demande ""à la population togolaise de rester mobiliser et prête pour des actions dans un proche avenir"".
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