Infos Togo Eliminatoires de la CAN 2019

Claude Le Roy, les Eperviers, le match contre le Bénin et autres….

Publié le lundi 4 mars 2019, par

Depuis notre dernière parution, on s’est fait le devoir d’attirer
l’attention sur les tenants et les aboutissants du prochain des
Eperviers du Togo contre les Ecureuils en terre béninoise, match
qualificatif pour la phase finale de la CAN Egypte 2019. Cette
interview accordée le 29 Janvier dernier à Cafonline par le technicien
français des Eperviers du Togo, Claude Le Roy, permet encore plus de
cerner dans quel état d’esprit, ce dernier compte aborder cette
rencontre.

De cette interview qui se veut la plus récente du technicien français,
très fermé vis-à-vis de la presse togolaise, il en ressort dans un
premier temps, et contrairement à ceux qui peuvent se montrer
pessimiste quant à l’issue de cette rencontre malgré que les Eperviers
se soient montrés plus à l’aise à l’extérieur dans ces éliminatoires
qu’à la maison, il est plus que jamais euphorique pour cette simple
raison : « J’aurais la chance de retrouver une équipe beaucoup plus
structurée que contre l’Algérie (NDLR : défaite 4-1 à domicile). Il me
manquait mes meilleurs défenseurs, Djene Dakonam et Ouro-Sama Hakim
sans compter Ihlas Bebou de Hanovre. Ce dernier va reprendre la
compétition début mars. Les Écureuils du Bénin seront privés de
Sessegnon, Poté et D’Almeida, trois joueurs majeurs. On doit faire un
gros match pour se qualifier. En cas de succès, cela serait la sixième
fois que je me qualifie pour une CAN lors du dernier match des
éliminatoires. Le Bénin a battu l’Algérie et est venu chez nous faire
match nul. Ils savent jouer de façon défensive pour assurer un
résultat nul qui les qualifierait ».

On convenir de ce que tout ceci n’est pas une raison suffisante pour
présager de ce qui peut être le score final d’une telle rencontre qui
déterminera le sort de ces deux sélections pour la phase finale de
cette compétition africaine au pied des pyramides.

Pour Claude qui vise une 10ème phase finale de CAN à la tête d’une
sélection nationale comme sélectionneur, alors que tous les Togolais
ont un regard braqué sur lui quant à la convocation ou non de certains
anciens cadors de cette sélection des Eperviers qui sont rentrés en
brouille avec ses méthodes depuis le retour de la CAN 2017, tels
Jacques Alaixys Romao, Serge Akakpo et Serge Gakpé, « jouer à
l’extérieur n’est pas désavantage. On avait fait un super match en
Algérie même si nous avions perdu 1-0. On a gagné en Gambie. C’est
vrai que nous n’avons pas été gâtés avec la reconstruction de Kégué
alors que les travaux du stade municipal de Lomé ne sont pas achevés.
Cela a été une double pénalité ».

Des détails sur certains joueurs, sur qui il compte beaucoup pour
sauver sa tête et son fauteuil, il n’en manque pas dans les esprits du
vieux technicien français. Parlant de détail, alors que d’aucuns
craignent pour la forme du capitaine des Eperviers, Sheyi Emmanuel
Adebayor, qui depuis plusieurs mois peine à trouver une place de
titulaire au sein du dispositif d’Istanbul Basaksehir dont il reste la
propriété jusqu’en 2020, « il n’y a aucun problème sur sa
participation », au match du 24 Mars prochain, a priori, assène Le Roy.

D’éloges, il n’en tarit pas pour ce qui est de Floyd Ayité qu’il dit
être allé voir à Londres. « Il serait bien qu’il trouve un club où il
est plus de temps de jeu », croit savoir qui dit ne pas « comprendre
pourquoi il ne joue pas plus », lui qui « fait partie des joueurs
extrêmement talentueux », qu’il a eu à diriger dans sa carrière de
technicien. Reconnait-il volontiers, « depuis deux ans, il a joué un
rôle important dans tous les matches du Togo, avec Mathieu Dossevi.
Floyd n’a pas réussi à passer ce palier qui aurait fait de lui un
joueur majeur dans l’un des grands championnats européens ». Satisfait,
Claude l’est aussi quant aux performances de Djene Dakonam à Getafe.
« C’est une énorme satisfaction. Même quand il jouait inconnu en
deuxième division espagnole, il a toujours été un titulaire
indiscutable avec moi. C’est un joueur et un homme d’une qualité
exceptionnelle et je ne suis pas étonné de le voir dans l’équipe type
de la Liga. Son absence contre l’Algérie a coûté cher au Togo »,
indique-t-il pour saluer les performances de ce jeune défenseur
togolais qui ne cesse de gravir les échelons, et qui a conduit à
nouveau son club samedi dernier à une nouvelle victoire à domicile sur
Rayo Vallecano, en Liga espagnole. Une victoire qui permet au club de
se hisser à la 4ème place.

Au-delà de tout ce qui précède, inutile de dire que la plupart des
joueurs qui ont connu le naufrage collectif en Novembre dernier à Lomé
devant les Fennecs algériens (1-4) seront convoqués par Claude Le Roy
pour ce match fatidique du mois de Mars prochain et que dans une
moindre mesure, Jacques Alaixys Romao qui a reçu une semaine plus tôt
la visite d’un des membres du staff technique des Eperviers en la
personne de Kossi Agassa, peut aussi retrouver le nid. En tout cas,
tout plaide pour le retour d’un tel joueur qui, du haut de ses 35 ans,
ne manque pas d’expériences pour les grands rendez-vous, et ne
manquera pas d’apporter aux espèces volantes togolaises, comme il en
fait aujourd’hui pour les Rémois en Ligue 1.

Sans attendre une telle évidence, le vieux coach « espère pouvoir
jouer cette Coupe d’Afrique des nations en Égypte et, pourquoi pas, la
onzième en 2021 ». Chose qui pourrait ne pas être possible au cas où
l’aventure des Eperviers s’arrête à Cotonou ou à Porto Novo.

M.G / L’Equipe Sportive N* 288 du Mardi 26 Février 2019