Infos Togo Togo-Autonomisation de la femme rurale

Ces Amazones qui prennent les commandes de l’Agriculture et de l’élevage au Nord Togo grâce au PADAT et au PNPER

Publié le jeudi 23 avril 2020, par Gabinho

L’autonomisation de la femme dans le secteur agricole, le gouvernement togolais et mieux le ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique, au travers des différents projets contenus dans le PNIASAN, en fait une priorité. On en veut pour preuve la forte marge qui a été accordée à la gent féminine lors de la formation de milliers de jeunes gens en décembre dernier à la faveur du Telefood 2019, et autres formations qui s’en sont suivies au mois de Février 2020, pour donner jeunes acteurs de la chaine des valeurs agricoles togolais plus de rudiments.

Et parmi ces projets qui font la part belle à ces femmes bras valides de l’économie agricole togolaise, il y a bien le PADAT et le PNPER, qui sont inscrits dans un schéma formation sur des pratiques agricoles adaptées aux enjeux du changement climatique puis financement aux bénéficiaires. C’est ce que renseignent deux capsules vidéo du département piloté par Koutéra Bataka.

Premier des cas, c’est une dame agricultrice qui, ayant bénéficié d’un financement du PADAT témoigne. Pour cette dernière, grâce au financement du PADAT qui lui a permis de se procurer deux bœufs, cette année, elle dit avoir « au moins bénéficié de quelque chose. Là où on me travaillait et je payais l’argent, c’est les bœufs qui me l’ont labouré ».

Elle raconte ce que cela lui coûtait la sollicitation des métayers dont elle pouvait désormais s’en passer. « Quand je n’avais pas les bœufs, pour prier les gens à venir travailler pour toi contre rémunération, tu prépares du Toukoutchou, tu fais le mangé… Quand ils viennent, même s’ils ont la force de faire un demi-hectare par jour, ils ne le feront pas ». On peut en conclure que grâce au financement du PADAT, ces caprices ne sont désormais que de vieux souvenirs. « Mais maintenant avec les bœufs, si je les prends, dans 3 jours, je peux finir un hectare », affirme-t-elle fièrement.

Autre femme paysanne, autre réalité. Pour sa part, cette autre dame du Nord Togo, éleveur de petits ruminants, a dû avoir de l’abnégation et du courage pour en arriver finalement à un financement, celui du PNPER en Août 2017. De ce qu’elle raconte, tout est parti en 2012 avec un enregistrement à une formation du PADAT grâce à concours des agents de l’ICAT de sa localité. C’est finalement en 2013 que la formation a eu lieu à Baga dans la région de la Kara. Il a fallu dès lors espérer deux ans durant avant que le financement pour l’installation de sa ferme d’élevage ne prenne corps avec le PNPER, rentré entre temps dans le processus. En tout cas, c’est une femme éleveur fière de son parcours qui suit désormais la flèche ascendante avec une ferme avec plusieurs dizaines de chèvres. Ne dit-on pas que tout vient à point à celui qui sait attendre ?

Comme on peut le constater, ces deux femmes (l’une agricultrice, l’autre éleveur) sont désormais à la tête d’exploitations florissantes et durable.

Une chose est certaine, la finalité de ce dévouement pour l’autonomisation des femmes dans le secteur agricole togolais, est de faire de ces femmes des transformatrices de l’agriculture pour en faire une agriculture plus résiliente et plus durable.

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