Afrique Refus d’alternance dans l’Espace CEDEAO

Buhari n’exclut pas l’option militaire pour renverser les dictatures

Publié le mercredi 7 mars 2018, par Gabinho

Il était l’invité d’honneur de la célébration du 61ème anniversaire de l’indépendance du Ghana hier Mardi. Aussi, le président nigérian, Mahammadu Buhari, eu au cours de son séjour en terre ghanéenne à échanger avec la délégation de la Coalition des 14 partis de l’opposition togolaise qui s’était déplacée à Accra sur invitation du facilitateur dans la crise togolaise, le président ghanéen, Nana Akufo-Addo. Comme il l’a fait déjà par deux fois, en se prononçant sur la crise au pays de Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 et qui pourrait briguer un 4ème mandat en 2020, le Chef de l’Etat nigérian n’a pas manqué de tenir sa ligne ferme contre son homologue togolais.

Pour M. Buhari qui, de tout temps, a mis en avant le souci de stabilité dans l’espace CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), en affichant une certaine détermination pour alternances pacifiques dans la sous-région n’exclut pas l’option militaire en cas de refus d’alternance dans un Etat membre.

« L’option militaire face au refus de l’alternance n’est plus une idée mais une règle qui s’imposera à nous tous...  », déclarait-il hier avant de poursuivre, «  un peuple ne peut se plier aux caprices d’une minorité d’hommes qui foulent aux pieds les bases de la démocratie. Et les regarder faire serait une complicité de notre part... ».

Pour rappel, lors de sa dernière réaction, sur cette crise togolaise, alors qu’il recevait le nouvel ambassadeur du Togo au Nigeria, Lene Dimban, quelques semaines plus tôt, Muhammadu Buhari, avait laissé entendre que « les transitions politiques pacifiques n’étaient plus négociables en Afrique de l’Ouest ». Il a justifié cette position qu’il croit être partagée, par l’ensemble de ses pairs de la sous-région, par le fait qu’ils travaillent « au sein de la CEDEAO (Communauté Economiques des Etats d’Afrique de l’Ouest), à consolider nos relations afin d’assurer la paix et la prospérité pour nos futures génération », et que ceci ne pouvait être concrétisée qu’à la condition d’une « transition pacifique ».

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