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"Bawarisé", Naboudja reste droit dans ses bottes

Publié le mercredi 3 février 2021, par Gabinho

Sanctionné depuis quelques jours par le ministre Bawara, le professeur de philosophie, Naboudja Bouraïma reste droit dans ses bottes. C’est le moins que l’on puisse dire. Dans une interview, à nos confrères d’Afreepress, l’activiste de la société civile et enseignant de profession qui est accusé de « non-respect de l’obligation de réserve » et de « violation des dispositions de l’article 157 du statut général de la fonction publique », indique que sa « lutte ne date pas d’aujourd’hui. Aussi longtemps que les Togolais seront victimes d’injustice, Naboudja sera là, aux côtés de ceux qui sont engagés contre ces actes ».

En réaction à certaines accusations de manque de respect au ministre Bawara, Naboudja dit n’avoir « jamais rencontré le ministre Bawara. Lui et moi, nous n’avons jamais eu la chance de parler, mis à part l’année passée, lorsqu’il m’avait attaqué le 4 décembre 2020. Je ne suis pas contre lui, mais je dis que les enseignants togolais méritent mieux. Je dis que les Togolais méritent mieux et c’est ça mon engagement. En quoi cela est-il une mauvaise chose ? Dans un Etat normal, je devrais être décoré pour mon engagement ».

Et la sanction écopée, est-ce pour punir son engagement social ? A cette interrogation, le professeur de philosophie Croyez-vous réellement que cette sanction, c’est pour vous punir pour votre engagement fait constater, « on m’accuse d’inciter les enseignants à faire grève. C’est ce qui me fait dire que c’est par rapport à mon engagement. Tout ce qu’on me reproche, n’a aucun rapport avec le cadre professionnel. En quatre (4) ans de service, j’ai eu quatre (4) affectations. Est-ce que c’est anormal ? ». Et, poursuit-il, « je revendique qu’on me rétablisse dans mes droits professionnels pour que je puisse servir l’Etat dans les domaines où je suis utile. Moi, je n’ai pas fait une formation en administration. Mais en 4 ans, j’ai eu 4 affectations et on m’envoie dans des services qui ne répondent pas à mes compétences. C’est une torture psychologique. C’est comme on prend un maçon pour lui demander de faire le travail d’un menuisier ou qu’on prend un militaire pour lui demander de faire le travail d’un cordonnier. C’est une mauvaise gestion du personnel administratif ».

Pour rappel, à titre de sanction, qui lui a été infligée et signée du ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue Social, Gilbert Bawara, à travers l’arrêté N°0265/MFPTDS en date du 29 janvier 2021, il ne devra pas toucher de salaire d’un mois et les avantages liés à sa fonction.

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