Infos Togo Education / Grève de 3 jours la semaine prochaine

Bawara voit derrière, une ""confusion entre l’engagement ou les actions d’ordre syndical et politique""

Publié le jeudi 9 novembre 2017, par Gabinho

Intervenant ce jeudi chez nos confrères de Taxi Fm, le ministre de Fonction publique, du Travail et des Réformes administratives, Gilbert Bawara, n’a laissé entrevoir quelque solution aux revendications des enseignants d’ici à lundi prochain, jour du début de la nouvelle grève de 3 jours que les différents regroupements de ces enseignants projettent pour la semaine prochaine.

Mieux, il a semblé voir derrière certaines des revendications qui soutiendraient cette nouvelle grève, une sorte de ""confusion et d’amalgame entre l’engagement ou les actions d’ordre syndical et politique"", ce qui en tout cas d’après lui n’aiderait pas notre pays à aller de l’avant.

Reprenant certains points de ces revendications, comme par exemple, ""l’intégration des indemnités forfaitaires de vingt mille (20.000) F cfa aux salaires de base des enseignants qui émargent sur la subvention que l’Etat accorde à l’enseignement confessionnel"", ""la révision du traitement des 1045 enseignants confessionnels qui eux autres émargent sur le budget additionnel de la subvention"" et la ""rédaction et la signature d’un texte de convention de partenariat entre le gouvernement et l’enseignement confessionnel dans un meilleur délai"", le ministre Bawara trouve que ces derniers par exemple n’ont plus leur raison d’être dans la mesure où ils font déjà l’objet d’un engagement pris par le gouvernement.

En tout cas pour ce membre du gouvernement Klassou, ils ne sont ""pas dupes"", car, ""il y a des revendications qui sont exprimées et qui justifieraient la situation actuelle et qui n’ont pas lieu d’être"", vus les engagements pris et les efforts déployés rien que pour satisfaire le monde enseignant au Togo.

Il a évoqué entre autres, la dépense supplémentaire de 08 milliards de F cfa, depuis mars dernier, pour couvrir le passage au double des primes d’incitation à la profession enseignante passées de 08 à 16.000 F cfa et de 10 à 20.000 F cfa, occasionnant l’adoption d’un budget rectificatif par le gouvernement, l’intégration de 13.000 enseignants auxiliaires, le règlement de la question des prélèvements à la CNSS avant l’intégration de ces derniers et enfin, la disponibilité à examiner les affectation et mutations pour qu’elles ne prennent pas des allures punitives.
T228