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AU-DELÀ DU « PETROLGATE » TOGOLAIS SUSCITÉ PAR « L’ALTERNATIVE »

Publié le lundi 9 novembre 2020, par Gabinho

Je m’incline tout court devant le degré de professionnalisme de ce journaliste qui ne cessera de m’émerveiller ! Quand ça devient plus dur, seuls les durs avancent. Ça devient de plus en plus serré et plus intéressant, cette affaire de petrolgate !

Souvent, quand la lumière semble totalement éteinte sur certains sentiers de la destinée d’un peuple, un « dernier avatar » surgit contre toute attente du fond même de l’abîme pour maintenir allumé le flambeau de la vérité afin que justice soit rendue tout simplement au peuple souverain.

Sacré Ferdinand ! S’il existait un prix Nobel du journalisme d’investigation, Ferdinand Ayité en serait le lauréat 2020, s’il faut parler en toute objectivité. Mr Ferdinand, soyez simplement fier de vous ! Des journalistes africains de votre espèce se comptent au bout des dix (10) doigts de la main.

Dans cette affaire d’argent de pétrole faisant le choux gras de la presse togolaise, surtout « l’alternative » où résonne l’écho d’un journalisme d’investigation comme la voix d’un roi mage secouant la torche dans le noir pour indiquer au peuple togolais le sentier à suivre, il faut comprendre ou retenir une vérité dont l’évidence n’est plus à prouver pour ceux qui savant décanter le comment et le pourquoi des choses au-delà de la scène visible où se joue le théâtre des pires cauchemars de l’histoire des peuples dans leurs nations respectives : la franc-maçonnerie résolue à contrôler le monde et à surtout rendre pauvres, aussi longtemps que faire se pourra, l’Afrique et les africains pour entretenir et améliorer le train de vie supérieur des occidentaux, quand la misère africaine engendre l’opulence occidentale, du commerce triangulaire au néocolonialisme en passant par la colonisation.

La plupart des personnalités publiques et grands commis de l’État parfois impliqués dans des affaires scandaleuses devant l’opinion publique dans les pouvoirs officielles africains, sont souvent des initiés du temple maçonnique et ses loges à travers le monde, telles une vaste toile d’araignée derrière la scène publique visible où des tasses de mensonges sont servies sans vergogne aux peuples qui n’aspirent qu’à leur bien-être ou leur mieux-être, chaque jour que fait le bon Dieu au nom de la providence.

Depuis la révolution française de 1789, la maçonnerie française du Rite Écossais Rectifié dite « Régulière », s’était réfugiée en Suisse, mais renaîtra vers une aube nouvelle par les efforts d’Édouard de Ribeaucourt, initié de la « Grande Loge Suisse Alpina » avec ses amis anglais initiés de la « Grande Loge Anglaise de Bordeaux ». Édouard de Ribeaucourt eut donc le privilège de créer la « Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies » qui deviendra plus tard en prenant la tête de l’Empire colonial, la « Grande Loge Nationale Française », c’est-à-dire la "GLNF”.

La GLNF eut la vocation de recruter et d’initier en son sein l’élite politique africaine des nouvelles nations naissantes du continent noir, ceci avant, pendant et après les indépendances de façade que les peuples africains eurent obtenu dans leur lutte légitime contre l’oppresseur dans ses visées impérialistes.

Seulement, ce qu’il faut retenir de tout ceci est que, la corruption dans les services publics africains, les détournements de deniers publics ou les malversations financières, la dictature politique avec ses atrocités, et la mauvaise gouvernance dans la quasi totalité des pays africains, prennent sources des loges ou obédiences maçonniques qui ont pour philosophie et culture la dominance et l’hégémonie, au-delà des lois officiellement établies pour l’harmonie dans les relations humaines et l’équilibre social, même si un tel regard porté sur la question ne reflète pas l’idéal officiellement prôné dans l’esprit philosophique de cette organisation ésotérique en partie secrète.

La franc-maçonnerie est un univers discret et nébuleux où sont permis,sans subir le coup de la loi, toutes les choses qui sont défendues ou répréhensible dans la société. Or, ce sont les francs-maçons, pour la plupart, qui dirigent nos institutions africaines héritées des institutions occidentales. Dès lors, des initiés inscrits dans les loges africaines peuvent détourner de l’argent public sans être inquiétés par la justice, des chefs d’État peuvent violer la constitution et frauder des élections pour se maintenir à vie au pouvoir contre la volonté populaire sans être jugé ni aller en prison, de grands commis de l’État peuvent empocher frauduleusement de gigantesques sommes d’argent sur le contribuable de leurs populations sans rendre compte à personne... car ils sont simplement protégés par leurs « petits copains » des loges qui tiennent des postes clés de l’administration publique au sein du pouvoir officiel. Ici, toute la pensée de Franklin Roosevelt revêt toute sa signification essentielle : « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi », Roosevelt lui-même étant un maçon confirmé des grades supérieurs, car il fait allusion à la superpuissance de ses frères initiés des loges maçonniques au contrôle du gouvernement mondiale dans l’évolution ou la régression de l’humanité à travers les différents événements de l’histoire des nations.

C’est la mafia maçonnique américaine qui a assassiné le président Kennedy aux États-Unis, tout comme d’autres mafia maçonniques dans les autres nations du monde ont éteint des sommités politiques et autres célébrités ou pionniers dans l’histoire. Ce sont les juges initiés des loges franc-maçonniques qui protègent leurs « fraters » des loges impliqués dans des scandales financiers de grande envergure, que ce soit au Togo ou ailleurs dans le monde. Ils ont des signes et des codes de communication publiquement imperceptibles au profane dans la société. Un franc-maçon en détresse, même étant coupables, aura l’invisible moyen de solliciter la grâce du juge d’instruction dans des procès publics pour demander, à l’abri de toute suspicion, que le procès soit rendu favorable à sa personne, au détriment de l’innocent. Voilà le dessous ici révélé de la nébuleuse qui gravité autour des pouvoirs officiels en Afrique et dans le monde, sans qu’un seul pays soit épargné. La Chine était longtemps restée réfractaire à la maçonnerie, mais aujourd’hui elle aurait peut-être quelques initiés déjà inscrits dans les loges. Peut-être qu’un jour, il se pourrait que je devienne moi-même un initié de l’une des grandes obédiences reconnues. On ne sait jamais, mais pourvu qu’une telle adhésion ne méloigne de la raison pour discerner et la vertu pour choisir ce qui est noble pour moi et pour la société. Mais ça, c’est l’avenir qui le dira.

Les loges africaines, en réalité, constituent des relais des loges occidentales, dans une mesure où les dirigeants africains, pour la plupart initiés, sont comme de simples policiers au service de leurs métropoles respectives contre les intérêts de leurs propres populations.

Cependant, dans ce vaste réseau que demeure la franc-maçonnerie à travers le monde, les frères des loges africaines y trouvent aussi leur part du gâteau de la mafia franc-maçonnique occidentale dans l’ombre d’un gouvernement mondiale où les pouvoirs publics africains continuent de forniquer avec les oppresseurs, les dominateurs et conquérants de l’Afrique pour pérenniser leurs ambitions diaboliques impérialistes sur notre continent.

La franc-maçonnerie demeure, comme elle l’a toujours été, une mafia universelle où le crime est approuvé, l’avortement permis, la laïcité défendue pour faire obstruction à l’autorité morale des religions dans le but d’assoir les bases d’une nouvelle religion d’État incarnée par les décisions émanant des loges ou des obédiences maçonniques disséminées dans le monde, des chefs d’États encouragés à tuer leurs propres populations, l’homosexualité en grâce dans les lois officielles, les réseaux pédophiles et de dépravation des mœurs soigneusement entretenus, des marchés pétroliers frauduleusement acquis et mal gérés, des réseaux de trafic d’armes activés pour alimenter les guerres... tout ceci grâce aux relations de connivence derrière les portes du temple maçonnique, à l’abri des profanes formant la masse populaire et « ignorante » de la base de la pyramide.

Le mot mafia vient du nom de Guiseppe Mazzini qui fut associé et homologue franc-maçon d’Albert Pike considéré comme le père de la franc-maçonnerie universelle. Comme à l’accoutumée chez les franc-maçons de créer d’autres réseaux franc-maçonniques dans la franc-maçonnerie officielle, Mazzini fonda un ordre dans un ordre sous la dénomination de la « MAFIA », terme plus familier à ceux qui lisent cet article et ayant vu le jour aux environs des années 1860. Mais en réalité, ce que beaucoup ignorent du sens étymologique du mot mafia, qui n’est qu’un acronyme du nom de « MAZZINI », est la suivante : « Mazzini Autorizza Furti, Incendi, Avvelenamenti »*, littéralement voulant dire : « Mazzini autorise les vols, les incendies et l’empoisonnement. »
Les initiés des trois premiers grades d’initiation maçonnique considérés comme les frères de la loge bleue, n’ont généralement pas conscience des secrets des grades supérieurs, allant du 4 ème degré jusqu’au 33ème degré du « Rite Écossais Ancien et Accepté » avec le grade suprême de « Souverain et Grand Inspecteur Général ». Ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai.

En soi, la franc-maçonnerie n’est pas mauvaise, au regard de sa philosophie, son objet et sa méthode, tels que dispensés par Oswald Wirth dans son ouvrage intitulé « La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes ». Toutefois, le mal se cache dans les détails de l’application des idéaux maçonniques par les frères inscrits en qualité d’initiés dans les loges à travers les différentes obédiences. J’en ai déjà abordé le sujet dans mon ouvrage intitulé « Logos » publié en France aux éditions "edilivre" avec le texte titré « La nouvelle religion d’État ».

Personnellement, je pense que la franc-maçonnerie, aujourd’hui, a besoin de sérieuses réformes en son sein pour mieux se mettre au service de la société, de l’État et de toute l’humanité.

Je conclus en disant ceci : concernant cette affaire de « petrolgate » suscitée par le journal « l’alternative », Mr Ferdinand Ayité a eu le mérite, quelle qu’en sera la fin de ce dossier, d’avoir osé être une brebis capable de mette du feu à une tanière de loups dans la jungle. Même si les loups ne mourront pas consumés dans l’incendie, ils seront indubitablement connus des oiseaux de la basse cour, sous l’effet de la fumée.

Léonce DABI, écrivain, président associatif de l’Union Pour l’Alternance ( UPA)