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Anselme Yabouri, Directeur de l’UNREC : « A chaque fois qu’une arme est détruite, c’est des vies qui sont sauvées »

Publié le mercredi 25 septembre 2019, par Gabinho

Le 21 Septembre dernier, le Togo célébrait ensemble avec les autres pays du monde, la Journée internationale de la Paix. Et ce fut à travers diverses actions dont des matches de football entre civiles et corps habillés, et aussi l’incinération des armes obsolètes saisies par les forces de défense, de l’ordre et de sécurité des mains de personnes qui ne sont pas habilitées à les détenir.

Occasion pour le Directeur de l’UNREC (Centre régional pour la paix et le désarmement en Afrique), dont le siège est à Lomé, de donner son avis sur le geste à nouveau posé par les autorités togolaises. « Dans le cadre du projet d’appui à la sécurisation des armes et munitions, au marquage des armes et destruction des armes saisies aux criminels et les armes obsolètes.
C’est un projet financé par l’Etat du Japon et exécuté par le gouvernement togolais notamment la CNLPAL, sur financement du Japon. L’intérêt c’est que ces armes peuvent encore tuer. Donc à chaque fois qu’une arme est détruite, c’est des vies qui sont sauvées, parce que c’est des armes qui auraient pu servir à tuer des gens. Donc c’est un signe fort lancé par le gouvernement togolais pour montrer sa détermination à accompagner, améliorer et assurer la sécurisation des populations. Les Nations Unies sont donc heureuses de continuer à apporter leur soutien aux autorités togolaises et aux autres pays africains qui sollicitent son appui pour procéder à un meilleur contrôle et au désarment afin d’améliorer les conditions de sécurité. C’est significatif que la cérémonie se tienne aujourd’hui parce que ce 21 Septembre, c’est la Journée internationale de la Paix, décrétée par les Nations Unies. Cette année, c’est sous le signe des menaces environnementales qui constituent un défi émergent à la paix, parce que les gens se battent pour avoir accès à l’eau, à la terre au pâturage, ça devient parfois des conflits entre éleveurs nomades et agriculteurs et même source de guerre entre Etats. C’est une façon de reconnaitre ces nouveaux défis que posent à la paix et à la sécurité les questions de gestion environnementale.
Je souligne enfin que cette cérémonie se tient au cours du mois de septembre l’amnistie où les Etats africains sont encouragés à demander à ceux qui détiennent illégalement des armes à venir les remettre d’eux-mêmes sans risque d’être arrêté, incarcéré ou jugé. Et qui encouragent ces pays africains, une fois que ces armes ont été récupérées, à les détruire, à les brûler symboliquement comme c’est le cas ici aujourd’hui
 ».

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