Infos Togo Retombées du dialogue inter togolais

André Kangni AFANOU plaide pour un « système judiciaire crédible, efficace et indépendant de toutes pressions et vraiment gardien des droits et liberté »

Publié le mardi 27 mars 2018, par

Si les acteurs politiques autour de la table des discussions du dialogue inter togolais ouvert depuis le 19 Février 2018, ont plus dans le viseur des retombées politiques, les acteurs de la société civile pour leur part sont dans leur bon droit d’espérer que ces discussions n’aident à asseoir des conditions idoines d’exercice des droits humains dans le pays de Faure Gnassingbé. C’est bien dans cette optique que nous pouvons situer ce plaidoyer de l’ancien Directeur exécutif du Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) et aujourd’hui, Coordinateur Afrique Centrale et de l’Ouest du Centre pour les Droits Civils et Politiques (CCPR).

Parti des dires comme par exemple, « faisons confiance en nos institutions. Laissons la justice faire son travail », il dénonce la privation de liberté dont sont l’objet des membres du Mouvement Nubuéké depuis plusieurs mois déjà, et plaide pour leur libération mais aussi et surtout « que les discussions actuelles entre les acteurs politiques posent les bases d’un système judiciaire crédible, efficace et indépendant de toutes pressions et vraiment gardien des droits et liberté ». Car, à son avis, « un tel système, tout le monde y a intérêt ».

M. Afanou, s’interroge : « Mais n’est on pas obligé de reconnaitre que, dans notre pays, il y a des citoyens dont les conditions d’arrestations font douter que la justice soit vraiment juste ? ». Il prend dès lors le cas des militants du mouvement Nubueke et multiplie les interrogations. « Peut on dire, sans risque de se tromper, que Joseph Eza (138 jours en prison), Messenth Kokodoko (144 jours en prison), Bob Atikpo (49 jours) en prison), méritent vraiment d’être privés de leurs droits d’aller et de venir ?

Alors qu’au même moment, notre justice semble n’avoir, à ce jour, mené aucune action ni contre les miliciens, ni contre les auteurs de détournements de fonds publics, ni contre certains auteurs de violations graves de droits humains ? », ce sont là d’autres interrogations du Coordinateur Afrique Centrale et de l’Ouest du Centre pour les Droits Civils et Politiques (CCPR).

A chacun d’y apporter ses réponses…
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