Infos Togo TAS / Recours en annulation des décisions du Congrès ordinaire électif de la FTF

Retrait ou non de la plainte : Akpovy suspendu aux lèvres de Kassendja !

Publié le jeudi 19 mars 2020, par Gabinho

Dans une précédente livraison le 19 Mars dernier, nous informions sous le titre « Recours en annulation des décisions du Congrès ordinaire électif de la FTF : Akpovy et Kassendja se soumettront à l’arbitrage du TAS », de ce que les deux personnalités devront aller à l’arbitrage du tribunal des Sports dans le dossier les concernant, dans la mesure où la FTF par le biais du Secrétaire général, Pierre Lamadokou, en a décidé ainsi. « Aujourd’hui nous venons vous confirmer les faits avec des noms. Eh bien, d’entrer, il est à noter qu’il s’agit d’une procédure introduite depuis le 15 Février 2020, par le Président d’Agouwa FC de Koussountou, Moustapha Kassendja, par devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) avec pour finalité l’invalidation des décisions du congrès ordinaire et électif de la Fédération Togolaise de Football (FTF) du 25 janvier dernier à Kara. Et à cette plainte déposée par le président d’un club membre de la FTF, le Tribunal suisse a jugée recevable cette plainte saisissant aussitôt le Président « réélu » de la FTF, Guy Kossi Akpovy, pour mieux s’imprégner de la situation. Des échanges de correspondances entre les différentes parties, on en est arrivé à une dernière dans laquelle le Secrétaire Général, Pierre Lamadokou, le 13 mars dernier, agissant au nom de la FTF, informait la Conseillère auprès du TAS, Mme Pauline Pellaux, de l’option selon laquelle la FTF, compte tenu de l’importance de l’affaire, propose « qu’elle soit soumise à trois juges désignés par les parties conformément au règlement du TAS. En ce qui concerne la médiation, malgré les avantages qu’elle offre en termes de coûts et de célérité, nous souhaitons directement aller à la procédure d’arbitrage » », écrivions-nous.

Une douzaine de jours après nos écrits précités, les lignes semblent avoir bougé. Ainsi, le Colonel Guy Kossi Akpovy, d’après les dernières informations, pencherait finalement pour un « arrangement » avec le plaignant afin que la plainte soit retirée. Indique-t-on dans son entourage que dans un courrier en date du 18 Mars 2020, il portait à la connaissance de la Conseillère Pauline Pellaux en charge du dossier, « qu’à la suite d’une réunion de conciliation tenue le lundi 16 mars 2020 entre les parties, le Président d’Agouwa accepte retirer sa plainte auprès du TAS ». Le plaignant, selon nos informations, a jusqu’à ce Lundi 30 Mars pour retirer ou non cette plainte. On attend de voir ce qu’il en sera.

En attendant, voici ce qu’écrivent ce Lundi 30 Mars 2020, nos confrères de Le Correcteur également bien imprégnés de ce dossier…

Recours en annulation du congrès de la FTF devant le TAS

Akpovy se rétracte et s’en remet au plaignant

Pendant que le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) est dans l’attente du versement de sa part des avances de frais requises aux parties conformément à l’article R50 du Code d’arbitrage en matière de Sport relativement à son option dans l’affaire qui l’oppose au Président d’Agouwa FC de Koussountou, le Président de la Fédération Togolaise de Football, Kossi Akpovy fait volte-face.

Dans un courrier en date du 18 mars 2020, le Col Akpovy dit avoir l’honneur de porter à la connaissance de la Conseillère Pauline Pellaux en charge du dossier « qu’à la suite d’une réunion de conciliation tenue le lundi 16 mars 2020 entre les parties, le Président d’Agouwa accepte retirer sa plainte auprès du TAS ».

Pourtant, le Secrétaire Général de la FTF Pierre Lamadokou dans sa correspondance du 13 mars dernier a indiqué à la Conseillère auprès du TAS Mme Pauline Pellaux que « compte tenu de l’importance de l’affaire, nous proposons qu’elle soit soumise à trois juges désignés par les parties conformément au règlement du TAS. En ce qui concerne la médiation, malgré les avantages qu’elle offre en termes de coûts et de célérité, nous souhaitons directement aller à la procédure d’arbitrage ». Comment peut-on comprendre ce revirement spectaculaire ? Si accord il y a, il revient au plaignant de le notifier au TAS. Pourquoi l’accusé se précipite pour l’annoncer en premier ?

De l’Appel du Président d’Agouwa Moustapha Kassendja introduit le 15 février dernier auprès du TAS, il a pour finalité l’invalidation des décisions du congrès ordinaire et électif de la FTF du 25 janvier dernier à Kara. Au fond, le plaignant demande l’annulation des décisions du congrès de Kara pour défaut de quorum pour la prise des décisions et violations des articles 20, 25 et 29-1 des Statuts de la FTF.
Comme nous l’avions écrit dans notre parution du 23 mars, des pressions tous azimuts ont été exercées pour amener M. Kassendja à retirer sa plainte. Le courrier du Président de la FTF au TAS confirme ses allégations.

Il apparaît que le Col. Akpovy est bien conscient du danger en l’occurrence la probabilité de voir sa réélection annulée. Autrement, comme certains de ses proches défendent bec et ongles que le congrès de Kara s’est tenu dans la légalité, il allait laisser la procédure aller au bout. Par ailleurs, certains estiment que son courrier au TAS est une maladresse qui peut susciter d’autres réactions sur le plan éthique devant d’autres structures pour les deux parties. Pourtant, il avait tout le temps pour mieux organiser le congrès de Kara pour éviter le coup de force préjudiciable au football togolais.

Des sources bien renseignées, le Président d’Agouwa de Koussountou a jusqu’à aujourd’hui lundi 30 mars pour se prononcer sur le retrait ou non de sa plainte.

Il nous revient qu’à la suite des interventions de certaines hautes personnalités politiques, il est fort probable qu’il retire effectivement sa plainte. Dans la foulée, on apprend qu’un arbitre togolais injustement sanctionné, a aussi recouru au TAS pour laver son honneur et sa dignité. Cela fait un peu trop pour la gestion scandaleuse qui a cours à la FTF.

Il importe que le Col. Akpovy cesse d’agrandir le cercle des frustrations au sein de la famille du football togolais par le coup de force et les violations répétées des textes qui régissent le bon fonctionnement de cette discipline.

Source : Le Correcteur num 925 du 30 Mars 2020