Infos Togo Crise politique au Togo / Manifestations, armée, UNIR...

Aimé Gogué : ""Il faut donc maintenant travailler à ce que les indécis franchissent le pas""

Publié le dimanche 3 décembre 2017, par Gabinho

Il est l’invité du D12 de nos confrères de Pyramides Fm, ce dimanche. Lui, c’est le président de ADDI (Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral), Professeur Aimé Tchaboré Gogué. Entre autres sujets débattus au cours de cette émission, il y a les manifestations de l’opposition, le dialogue à venir, la sortie de Gilchrist Olympio, l’armée et UNIR.

Pour cet acteur politique, ""ce que l’on sent c’est que, que ce soit dans camp de l’armée et même du pouvoir les gens sont fatigués du régime. Il faut donc maintenant travailler à ce que les indécis franchissent le pas. Ils ne sont pas satisfaits de comment le congrès s’est passé et ne sont pas d’accord qu’il reste au pouvoir pendant longtemps"". Il va plus loin dans son analyse de situation, jugeant que ""l’armée togolaise respecte l’autorité civile mais l’autorité civile ne respecte pas le peuple"" ; On lui ""fait faire à l’armée des actions qui sont contraire à sa mission"".

Pour ce qui est des manifestations publiques de l’opposition, il a condamné le fait que, hier samedi, 3ème jour des manifestations durant cette semaine, des manifestants en rentrant soient molestés au bar 3 K et à Atikoumé, et aussi, que dans des quartiers proches du Camp FIR ""des militaires soient débarqués dans la soirée pour tabasser des militants du PNP"".

Si M. Gogué, tout en parlant de manifestations pacifiques, reconnait que parmi les milliers de gens qu’ils mettent dans la rue, il y a quelques excités, ce qui contraste avec ceux qui rejettent catégoriquement la violence venant du rang des militants, pour la journée d’hier samedi, il s’est réjoui d’une mobilisation de militants et sympathisants jamais égalée.

Pour ce candidat malheureux de la présidentielle de 2015, au delà des gesticulations de gauche et à droite autour du Togo, Gogué informe, les acteurs politiques de l’opposition qu’ils sont, ils savent ce qu’ils veulent ""pour la population, et ne vont pas se laisser embobiner"".

Ministre de la transition du début des années 90 sous le Premier ministre Kokou Kofigoh, il est pour ""une transition partagée entre l’opposition et le régime en place"", et souhaite "" que, comme cadeau de fin d’année à offrir aux Togolais, qu’on puisse sortir de cette crise"". On espère dès lors que le dialogue s’ouvrira avant la fin de l’année pour des fêtes de fin d’année indéfinies pour les Togolais.
T228