Infos Togo TOGO-POLITIQUE

Agbéyomé à Barrigah : « On ne peut pas garder à la sacristie la vérité qui libère »

Publié le mardi 29 décembre 2020, par Gabinho

L’élection présidentielle du 22 février 2020 n’a pas encore fini de livrer des « secrets » ; En tout cas pas tant que ceux qui se sentent ‘’volés’’ n’en auront pas décidé ainsi. Dans son tout dernier message de vœux adressé à la nation en date du lundi 28 décembre 2020, le Président « démocratiquement élu », Agbéyomé Kodjo a révélé des noms de personnes ayant joué l’intermédiaire entre le pouvoir et lui pendant des négociations de coulisses.

Le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) et candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro à la dernière présidentielle de février 2020 ne veut plus garder un secret qu’une deuxième partie ne veut dévoiler surtout pas en rentrant dans la nouvelle année.

« Le moment est venu à Mgr Nicodème Barrigah et à son émissaire le Révérend-Père Etienne Amouzou de dire, par la grâce de Dieu au peuple togolais, le contenu de l’ordre du jour retenu pour la rencontre officielle avortée avec le pouvoir sortant », a informé dans un premier temps celui qui réclame toujours sa « victoire » avant de poursuivre, « on ne peut pas garder à la sacristie la vérité qui libère le peuple de Dieu de la servitude et de l’indicible souffrance ».

Dans sa déclaration, Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo estime clairement que l’ancien président de la CVJR (Commission Vérité Justice et Réconciliation), Mgr Nicodème Benissan-Barrigah a joué le jeu de l’émissaire principal du régime.

Et comme pour préciser les choses ou rafraîchir la mémoire, le citoyen contraint de s’exiler dans le cadre de la réclamation de sa victoire à cette même élection affirme : « Je ne suis pas le seul à l’avoir écouté. Il y a Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, les membres du conseil des sages de la DMK et l’assistant personnel du prélat. Faure, dit-il, reconnait sa défaite et voulait conclure un marché avec la DMK pour se maintenir au sommet de l’Etat. Nous étions le 20 avril 2020. L’attaque de ma résidence, la nuit du 20 avril, suivie de mon enlèvement, avec une violence inouïe le 21 avril dernier, mit fin à cette perspective ».

Toutefois, l’opposant prévient de ce que « la justice divine rétribuera chacun selon son mérite », se référant à « la rencontre avec les deux premiers émissaires qui, par veulerie et couardise, ont tenté de semer du doute dans les esprits. Tous affirmèrent la bérézina de Faure Gnassingbé au scrutin du 22 février 2020 ».

Jusqu’où ira l’ancien premier ministre pour prouver sa victoire ? Wait and see !

Yvette S. /T228