Infos Togo Assurance santé pour les agriculteurs

98% d’avis favorables, l’INAM et les Mutuelles de santé sollicités pour étudier la faisabilité

Publié le mardi 15 octobre 2019, par Gabinho

Pas d’assurance santé pour les paysans sans étude de faisabilité, pour en savoir de quoi souffrent souvent ces derniers.

Des données publiées ce Mardi par une étude commanditée par le gouvernement togolais avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD) et à travers le projet d’appui à l’insertion et à l’employabilité des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP), indiquent qu’ au sein des ménages, les maladies les plus fréquentes sont le paludisme simple (94%) ; maux de tête, migraine, céphalée (72%) ; fièvre autre que le paludisme (72%) ; paludisme sévère (54%) ; douleurs abdominales (50%) ; infection respiratoires aigües, grippe, angine, rhume, toux (48%) ; plaies non traumatiques plus abcès (24%) ; parasitoses non digestives (23%) ; Rhumatismes articulaire (18%).

Et ce sont donc là des maladies que l’assurance en faveur des paysans doit couvrir.

Consultant en assurances et Directeur de du Cabinet LORICA qui a mené l’étude, Adoté Délai Akwei, a informé de ce que, le travail éffectué devra permettre ""aux décideurs d’avoir des indicateurs pouvoir prendre des décisions pour pouvoir soulager nos vaillants agriculteurs"".

Il en est ressorti de cette étude qu’au moins un quart des personnes qui ont fait l’objet de cette enquête ont été contraintes de marquer un arrêt de deux ans au moins dans leur activité agricole, alors même que 65% ont été condamnées à systématiquement arrêter pour des raisons de santé. Des données qui, d’après M. Akwei montre à suffisance que ""l’impact d’un épisode de maladie est énorme sur le ménage agricole qui est souvent obligé de brader une partie de sa récolte pour pouvoir faire face aux soins de sa santé. D’où la nécessité de mettre en place une assurance santé pour nos vaillants agriculteurs qui contribue à plus de 40% au PIB national"".

Si 98% des enquêtés sont favorables à la mise en oeuvre de cette assurance santé pour les Agriculteurs, l’autre challenge à en croire le responsable de LORICA, c’est ""de trouver le coût qui soit abordable pour eux pour qu’ils puissent avoir accès à des soins de santé équitables"". Il dit être parvenu ""à dégager un consensus sur une prime minimale qui varie entre 4000 et 5000 francs CFA par personne qui puisse être la base pour qu’on puisse avoir un minimum de couverture santé pour les agriculteurs"".

Toutefois, il est revenu que ce sera toujours un coût difficilement supportable pour less personnes vulnérable qui seraient de l’ordre de 40%.

Il est dès lors préconisé une implication des organismes de développement (FIDA, Banque mondiale, GIZ…), dans le système d’assurance santé pour aider à supporter le coût.

A cet effet, l’INAM et les mutuelles de santé sont sollicités pour réfléchir à la faisabilité.

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