Monde Affaire UBS/ Perte de 2,3 milliards de F cfa à la banque helvétique

7 ans de prison ferme pour le ghanéen Kweku Adoboli

Publié le jeudi 22 novembre 2012, par Gabinho

On attendait le verdict de cette affaire de fraude bancaire depuis plusieurs mois. Il est devenu officiel depuis mardi dernier avec la condamnation de Kweku Adoboli, fils d’un ancien fonctionnaire des Nations Unies, pour 7 ans de prison ferme, par la justice britannique. Ceci pour avoir fait perdre 2,3 milliards de dollars, soit 1,8 milliard d’euros, à une banque helvétique.

Selon le confrère en ligne metrofrance.com et le journal français Le Monde, Kweku Adoboli que d’aucuns présentent pourtant comme un ghanéen, est un ancien trader d’UBS, une banque helvétique. Entré chez UBS pour un stage en 2002 alors que, de son propre aveu, « il ne connaissait rien à la banque », Kweku Adoboli a connu une ascension fulgurante.

« Travaillant très dur », jusqu’à « 15 heures par jour », il est devenu responsable d’un portefeuille de 50 milliards de dollars, avec un seul collègue pour l’épauler, tandis que la crise se déchaînait sur les marchés. C’est seulement le 14 septembre 2011 où, prétendant aller chez le docteur, qu’il aurait laissé un mail à sa hiérarchie pour l’informer de ses pertes. Il avait été arrêté en pleine nuit, le 15 septembre 2011, dans son bureau de la City à Londres. De 2008 à 2011, il avait, selon l’accusation, dépassé les limites de courtage autorisé, inventant des opérations fictives et mentant à ses supérieurs. Autrement dit, celui qu’on appelle aujourd’hui ancien trader de cette banque suisse a triché durant trois ans.

Au cours de cette période, Kweku Adoboli contournait les procédures internes, qu’il jugeait trop rigides. Ainsi, quand un client lui donnait ordre de vendre, les règles voulaient qu’il s’exécute avant la fin de la journée. Mais, les marchés étant en proie à des mouvements de panique, il valait souvent mieux attendre quelques jours. M. Adoboli mettait l’argent de côté et s’était créé une comptabilité secrète parallèle. Cette pratique lui a permis de dégager des bénéfices, entièrement reversés à la banque.

Mais, en juin 2011, un mauvais pari sur la crise de l’euro lui a fait perdre beaucoup d’argent. Tentant de se refaire, il a misé, chaque fois, plus gros. En août, ses prises de positions avaient atteint 12 milliards de dollars. Des faits qu’il a avoué le 15 septembre 2011.

A titre d’information, cette affaire dite UBS est la plus grosse affaire de fraude jamais intervenue en Grande Bretagne.
G.K, Lomé (Telegramme228)