Afrique Côte d’Ivoire

38 clubs demandent la tête du président de la Fédération ivoirienne de football

Publié le jeudi 4 janvier 2018, par Gabinho

L’échec des Ivoiriens lors des qualifications au Mondial 2018 continue de faire des vagues : des clubs et plusieurs groupements d’intérêts demandent une assemblée générale extraordinaire avec l’objectif d’obtenir le départ d’Augustin Sidy Diallo, président de la Fédération ivoirienne de foot (FIF).
C’est la Fédération ivoirienne de football (FIF) qui a annoncé avoir reçu la demande de l’organisation d’une assemblée générale exceptionnelle, mercredi 29 décembre 2017. Cette demande a été sollicitée par 38 des 76 clubs de 1re, 2e et 3e division, ainsi que de quatre « groupements d’intérêts membres de la FIF ».
La motivation de cette demande est l’élimination de la sélection nationale de la course à la Coupe du monde en Russie, battue chez eux 2-0 par le Maroc. Élimination dont les clubs frondeurs attribuent la responsabilité au président de la FIF, Augustin Sidy Diallo.
« Nous avons fait le constat de la régression de notre football, et nous reprochons à Sidy Diallo son manque de vision. Nous dénonçons sa gestion opaque. Nous demandons sa démission, il n’a pas le coffre pour diriger la Fédération, l’habit est trop grand pour lui », avait déclaré en décembre à l’AFP un des chefs de file des contestataires, Salif Bictogo, président du Stella Club d’Adjamé.
Didier Dorgba réagit
Sur les ondes de RFI, l’ex-buteur Didier Drogba, n’a pas hésité lui non plus à demander la tenue de cette assemblée générale, sans pourtant être en lien avec les frondeurs : « La fédération doit tirer un bilan de cet échec. Il faut revoir toute la stratégie du football ivoirien. Il faut des états généraux. Tous les acteurs doivent être impliqués », a-t-il dit.
« Pendant ces 10 à 15 dernières années on a réussi à mettre le football ivoirien à un niveau où il n’a jamais été. Repartir à zéro comme maintenant c’est triste à voir », s’est également désolé Drogba.

Le président s’accroche
Sidy Diallo élu en 2011 et réélu en 2016, avait pourtant réagi tout juste après la défaite en excluant toute démission. « Après une défaite, la douleur ou la colère peuvent nous faire dire beaucoup de choses. C’est normal que les supporters manifestent jusqu’à demander ma démission. Mais je n’ai pas été élu pour partir sur un coup de tête. Si je pars dans ces conditions, je pense que le football ivoirien aura du mal à se relever », avait-il alors déclaré à la télévision publique.
Jeune Afrique