Infos Togo Poissons fumés de qualité au Togo

108 fours améliorés financés par le PASA à Katanga

Publié le dimanche 1er mars 2020, par Gabinho

Depuis toujours, « le fumage constitue un mode de transformation des poissons le plus important (80 à 90 % des prises sont transformées). Les conditions de traitement et de conservation du poisson frais et/ou transformé ne sont pas totalement maîtrisées. Le mode de fumage étant traditionnel favorise la formation des dépôts de particules toxiques provenant de la fumée sur les produits, notamment les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) avec pour conséquences des maladies tel que cancer et autres ; il expose les fumeuses à la fumée et à la chaleur ; ce mode favorise le gaspille du bois, donc occasionne les déforestations ». Tout ceci ne sera qu’un vieux et pourquoi pas un mauvais souvenir pour les acteurs du secteur mais aussi ceux à qui leurs produits sont désormais destinés.

C’est une évidence dans la mesure où, dans la droite ligne de la mise en œuvre du Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA), il a été prévu l’amélioration de la qualité du poisson fumé au Togo et l’amélioration des conditions de vie des acteurs des filières pêche et aquaculture afin de mettre à la disposition des consommateurs des produits halieutiques de bonne qualité sanitaire conformément aux dispositions du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) ; et qu’en vue de « résoudre les problèmes et répondre aux enjeux environnementaux actuels, le projet d’appui au secteur agricole (PASA) a financé la construction de 108 fours améliorés au profit des femmes fumeuses de poissons et d’une plate-forme référentielle de fumage des produits halieutiques au profit de l’union des groupements de femmes transformatrices de poisson (UGFETRAFO) de Katanga au port de pêche de Lomé ». Il s’agit des fours améliorés Chorkor et Banda. Des indications données, ces fours mises à disposition des femmes devront permettre de « protéger les fumeuses contre la fumée qui occasionne les maladies des yeux et les maladies pulmonaires grâce aux couvercles et aux portions que disposent les fours », « maintenir la chaleur au four grâce aux briques de terre stabilisée », « protéger l’environnement contre les pollutions », « utiliser rationnellement le combustible afin d’éviter les déforestations anarchiques », « réduire les pertes post capture (perte de poisson l’or du fumage) », « produire le poisson fumé en grande quantité en un temps record » et « produire du poisson fumé de bonne qualité sanitaire en respectant les bonnes pratiques d’hygiène et de fumage ».

Outre ces deux premiers types mentionnés, il a aussi le four FTT-Thiaroye. Pour ce dernier, les avantages énoncés dans son utilisation vont de la « mise à la disposition des consommateurs meilleurs produits de qualité sanitaire et gustative car le fumage traditionnel favorise la formation des dépôts de particules noirâtres toxiques provenant de la fumée sur les produits, notamment des Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) dont certains sont reconnus comme cancérogènes », « le séchage des anchois et le fumage d’autres espèces quelques soit les conditions climatiques », la « meilleure maîtrise des pertes post-capture qui peuvent aller jusqu’au-delà de 50 % dans certaines pêcheries pendant les saisons de pluie ou par temps nuageux », la limitation « de l’exposition à la fumée, aux brûlures et à la chaleur et procure une économie de temps consacré à la transformation, donc il sécurise la santé des fumeuses », la contribution « au respect et à la protection de l’environnement grâce à l’usage rationnel de combustible » et enfin la protection de « l’environnement contre les pollutions ».
Et les capacités de production de ces fours sont fort appréciables. Il s’agit d’une capacité de production de « 150 à 200 kg/4 heures de production selon la taille des espèces : 450 à 600 kg par jour de poisson fumé ».

Dans la dynamique de son exécution, le PASA a pour partenaire la Direction de la pêche et de l’aquaculture et a permis de renforcer les capacités des cadres de cette direction par la mise à disposition d’une assistante technique en transformation pour la mise en œuvre des actions qui vont de la « construction des fours améliorés Chorkor, Banda et FTT-Thiaroye » à la « Formation des fumeuses sur les bonnes pratiques d’hygiène et de fumage » en passant par la « Formation des fumeuses sur l’utilisation des fours améliorés et FTT-Thiaroye ».
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